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Le bassin houiller de Liège collectionnait les difficultés : outre les abondantes venues d'eau, les mineurs
n'avaient pour ressources que des veines d'une faible ouverture, 50 centimètres en moyenne avec un maximum
frisant les 90 centimètres, mais disposées dans une grande variété de pendages, allant des plateures aux
dressants. Par chance, il s'agissait essentiellement d'un charbon maigre à faible teneur en matières volatiles
et en cendres (7 à 8 %), recherché sur le marché et pas trop grisouteux, exploité sous les communes d'Ayeneux, Barchon,
Cerexhe-Heuseux, Cheratte, Evegnée, Fléron, Herstal, Housse, Liège, Magnée, Melen, Micheroux, Mortier, Olne, Queue-du-Bois,
Retinne, Saint-Remy, Saive, Soumagne, Tignée, Trembleur, Vottem et Wandre... Vendu tel quel, il servait aussi à faire des agglomérés (briquettes et boulets). Scandaleusement abandonnés sur le site, les registres de quinzaine nous dévoilent les dénominations de ces veines, chargées du rêve d'inaccessibles lointains autant que des noms de navire : Mascafia, la Grande Pouplouroux, les Sept Poignées, la veine des Postes, la Grande Veine d'Oupeye... Ils nous donnent aussi les noms des mineurs et leur place dans les équipes et les travaux du fond : outre le personnel d'abatage et d'extraction (haveurs, bosseyeurs, boutefeux, traîneurs, boiseurs, accrocheurs, ouvriers aux tôles…), un nombreux personnel assurait les tâches d'entretien (meneurs bois, mécaniciens des haveuses, manœuvres au remblayage, au raillage, préposés à l'exhaure, aux plans inclinés, aux bouxhtays [puits intérieurs]...). Grâce à l'un de ces registres, j'ai eu la fortune de faire coïncider deux noms avec deux médailles, en 1931. Mais ces documents m'ont aussi livré une série de noms particulièrement attendrissante : les chevaux de la mine, ici ceux qui accomplissaient leur office aux niveaux 313 et 233 mètres. |
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Nestor Albert Joseph Vousso Nicol Pagnouf Mathieu Verbert Prudent Fox Servais Prosper Mau Coq Adolphe René Xavier Bérot Félix Jack Mammé Mourzouk Bijou |
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Ci-dessus, des portions de la galerie de Six Mètres, qui rejoignaient
Mascafia. Ci-dessous, des galeries de mine intégrées ultérieurement dans un circuit spécial d'aérage. On remarque en ciel les trous des mines. En effet, les tirs se faisaient à l'explosif, et particulièrement à l'alsilite. Cet explosif encartouché, à base de TNT dopé au nitrate d'ammonium et boosté à la poudre d'aluminium (assez similaire en cela au Trialen des charges de V1) lui imposant de ce fait une forte température de combustion, n'est conséquemment pas un explosif de sûreté, ce que pardonnait la faible teneur en grisou. |
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Le dernier embranchement avant de s'enfoncer
profondément sous le plateau, pratiquement jusqu'à Barchon, pour collecter les eaux avant de les rejeter dans
la Meuse via le ruisseau de Cheratte.
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Sources : |
Publications du musée de Visé, Marylène Zecchinon & JP Lensen CLADIC Walthère Franssen Guides Hallet Livres et articles de Claude Gaier M. Gomes Philippe Vanebrouck Blog de J. Chevalier Daniel Bastin Gilles Durvaux Daphné Martinot |