La glacerie de Franière

L’usine étant bâtie sur un vaste sous-sol et la cheminée devant bien commencer quelque part sur la terre ferme, nous entreprîmes une visite méthodique de ces caves, qui se révélèrent pratiquement inchangées, dans leur fonction sinon dans leur état, depuis l’époque faste de la glacerie. A chaque recoin, des bribes d’un passé actif et brillant s’offrent au visiteur et lui parlent de jadis.

 

 

 

Les " cassés " (terme qu’on retrouve en papeterie avec pratiquement le même sens) sont " tapés ", comme on dit en Belgique, dans ces compartiments avant de repartir éventuellement vers une nouvelle fusion.

 

La glacerie avait une production très variée : verres plats ou gaufrés, armés ou non, incolores ou teintés, de diverses épaisseurs, répondant à toutes les demandes de la construction et de la décoration. Dans cette pièce, d’anciens échantillons oubliés depuis combien de décennies ?

 

Le four à bassin assurant la production continue du verre. On a du mal à reconnaître dans ce chaos de briques réfractaires la structure d’un tel four.

 

 

Vapeur et eau étaient des éléments indispensables. La complexité de la salle de commande des vannes est à la hauteur de celle du réseau des fluides.

 

Comme toute entreprise importante du siècle dernier, la glacerie possédait ses propres modèles de fonderie. Ceux qui restent dans cette galerie, plutôt du genre imposant, correspondaient à des flasques ou à des châssis de machines. Qui aujourd’hui se rappelle à quoi elles ressemblaient ?

Dans cette même galerie, la couleur uniforme est le rouge. Il ne s’agit pas d’un colorant, mais de la " potée ". Ce sulfate de fer calciné, appelé aussi rouge d’Angleterre, remplaçait l’almagre argileux utilisé plus précocement pour polir le verre.

 

 

Et, née des caves et régnant sur elles, l’ancienne cheminée : suite.